Gérard Leclerc

A la mémoire de Gérard Leclerc (1961–2020)

Le club de course à pied de l’Université Laval (CCPUL) est en deuil. Cette page se veut un hommage à un ami disparu à l’hiver 2020.

Le tout débute avec le témoignage que Richard Chouinard, entraineur du CCPUL, a fait le 19 septembre 2020, lors des funérailles de Gérard. Puis ce sont les témoignages de plusieurs membres du club (en suivant l’ordre alphabétique des auteurs).

Richard Chouinard (entraineur)

Je me présente, Richard Chouinard, représentant le CCPUL.

Gérard a été un très grand ami pour moi depuis 25 ans; j’ai été son entraineur et nous avons collaboré pour l’organisation de nombreuses courses sur route.

Le Club de course à pied de l’Université Laval est en deuil!

Les collègues d’entrainement du club déplorent le départ de Gérard. Nous offrons nos sincères condoléances à la famille, aux amis, aux coureurs et aux collègues de travail qui le connaissaient bien. Il a été membre du CCPUL dès ses débuts en 1995 jusqu’à tout récemment avec une trêve de quelques années au début des années 2000. D’ailleurs, il me mentionnait en février dernier qu’il souhaitait, après le Défi du printemps que nous organisions ensemble et qui aurait du avoir lieu en avril, pandémie oblige, qu’il souhaitait collaborer à l’organisation du 25e anniversaire du club cet automne. Tel que vous le connaissez sans doute, il avait déjà plusieurs bonnes idées pour commémorer cet évènement.

Sa vie se concentrait beaucoup à l’Université Laval. Son enseignement au département d’information et de communication depuis 2004 et son implication comme athlète et fidèle collaborateur au CCP remplissaient ses journées du matin au soir.

Tous ceux et celles qui ont côtoyé Gérard au CCP le connaissaient comme très engagé dans ce qu’il entreprenait, intègre, très rigoureux, généreux et humain avec une pointe d’humour de temps à autre. Comme enseignant, il était tout aussi apprécié. D’ailleurs, un témoignage d’une étudiante le démontre bien: Il était “Un homme simple, souriant, qui aimait son travail. Un professeur, un conseiller, un ami. Il était toujours là pour ses étudiants et avait leur réussite à coeur”.

Dans les années 80 et jusqu’au début des années 90, il a exploré le vélo de route. Mais, considérant son profil, c’est à la course à pied qu’il a réussi le mieux à s’accomplir. Il aimait beaucoup l’ambiance des courses sur route. Pour ne mentionner que quelques résultats marquants, il a couru le marathon d’Ottawa à 40 ans en 2:29, puis l’automne 2019 au marathon de Chicago, quelques membres du club ainsi que moi-même étions présents pour le voir réussir un temps de 2:47:04, pour une 2e place chez les 55-59 ans. Il envisageait d’ailleurs de devenir le coureur de marathon le plus rapide au Canada à 60 ans. Encore aujourd’hui, il détient plusieurs records du Québec en course sur route, notamment ceux des Maitres dans la catégorie 55-59 ans au marathon (2:45:21) et 50-54 ans au demi-marathon (1:15:25).

Il a été président du club de course à pied La Foulée de 2004 à 2007. Il a organisé avec son très bon ami Étienne Méthot, le 10 km de l’Éveil des plaines de 2011 à 2017. Il a aussi collaboré à l’organisation du 10 km La Galipote. Il a créé, avec Michel Gagné et moi-même, le Circuit régional des 10 km de la région de Québec qui a perduré de 2007 à 2013.

Depuis 2008, Gérard a été très impliqué avec le CCP. Il a été un collaborateur hors pair pour l’organisation du 10 km de l’Université Laval de 2008 à 2014 ainsi que pour le 5 km du Défi du printemps de 2009 à 2020. Il était aussi très impliqué dans les activités du Club, entre autres, en secondant les organisateurs de voyages de groupes pour participer à des compétitions à l’étranger et en assumant la gestion de notre page publique Facebook.

Pour lui, “Donnez au suivant” représentait une devise pleine de sens. Il était attentionné pour toute personne dans le besoin et s’empressait de transmettre ses connaissances et ses expériences dans le domaine de la course à pied. Également, il participait régulièrement aux soupers de groupe du 3e jeudi du mois et appréciait beaucoup la compagnie des autres membres du club avec lesquels il aimait s’entretenir.

De plus, il adorait partager quelques statistiques du monde de la course à pied, entre autres les performances de la relève du CCP et beaucoup celles du Rouge et Or athlétisme, dont il était un grand fan. Il suivait tout particulièrement les performances de Charles Philibert-Thiboutot et de Jean-Simon Desgagné qui ont d’ailleurs essayé de battre le record du Québec au 5 km sur route le weekend dernier. Comme il aurait aimé être présent à cet évènement!

Cher Gérard, tu vas nous manquer énormément, que ce soit comme ami, collaborateur, partenaire d’entrainement ou collègue de travail.

Vivons notre deuil tous ensemble et gardons en mémoire son oeuvre pour inspirer la nôtre.

Marc Belhumeur

Je connais Gérard depuis environ 25 ans.

Il fut un exemple de dévouement et de discrétion.

Il fut un super compagnon d’entrainement.

Il s’est dédié à la course, à son club et à ses élèves.

Il a vécu sa passion, la course à pied, de façon intense et exemplaire.


Robert Bériau

Gérard Leclerc.

Gérard, ce n’est pas tant le coureur exceptionnel qui m’a marqué, mais davantage la personnalité qui m’a séduit. Humble, réservé, un sourire en coin, un clin d’oeil qui encourage comme une tape dans le dos, ses piques choisies avec humour pour te rendre la vie plus facile quand tu doutes de toi, la blague rendue avec retenue mais qui fait naître un fou rire parce que tu le croyais sérieux.

Gérard, c’est une présence sincère, celui qui te dit de focusser le dimanche quand tes bras sont rendus aux genoux après le 30e kilomètre en te faisant croire qu’il est aussi fatigué que le reste du peloton quand il a encore sa tuque, ses gants et son manteau zippé en haut alors que tout le monde est trempé, les gants dans les mains et le jacket roulé autour de la taille.

Gérard, c’est cet homme qui, avec les années, a bien compris qu’il est devenu une personne importante dans ta vie, sans que tu aies eu besoin de lui dire, mais qu’aujourdhui tu regrettes tant de ne pas l’avoir pris dans tes bras pour partager cet immense câlin de l’amitié.


Louis T Blais

Mon ami Gérard.

J’ai rencontré Gérard sur la piste du PEPS dans les années 80–90, dans le Rouge et Or de l’époque. Quel athlète et quel homme!

Nous avons tout de suite fraternisé suite à notre penchant pour le journalisme. Passionnés d’information et d’entrainement, nous avons publié ensemble plusieurs éditions du journal du club (version papier) nommé La Cadence. Ce dernier se voulait souvent un résumé des courses auxquelles les membres avaient participé, parsemé de quelques articles intéressants du coach et de collaborateurs. Des photos de courses, d’activités sociales accompagnaient ces publications. Vous pouvez même consulter les numéros sur une page d’archives du club au http://www.ccp.sas.ulaval.ca/page15/archive.html

Puis, à travers les années, les courses, les marathons courus dans les mêmes circonstances, nous avons collaboré avec Richard Chouinard, notre ami et entraineur émérite, pour l’organisation de courses, dont le 10 kilomètres de l’Université Laval et le 5 kilomètres du printemps.

Perfectionniste, notre ami était souvent nerveux, pour ne pas dire agité, dans l’organisation du 5 kilomètres du printemps. Mais au fil des années, grâce à ce perfectionnisme, cette course est devenue le rendez-vous à ne pas manquer pour les coureurs de la grande région de Québec.

Malgré sa cinquantaine bien sonnée, notre ami était tout un athlète. Sans donner les détails, il a fait plusieurs marathons sous les 3 heures, même dans les dernières années. Il était souvent engagé par les organisateurs pour servir de lapin (pacer) pour les coureurs moins expérimentés.

Enseignant en communication à l’Université Laval, il fallait l’entendre parler de ses étudiants, qui, à son avis, étaient soit passionnés, soit exigeants, et parfois paresseux… C’est sa passion et son perfectionnisme qui lui dictaient cette attitude.

Gérard, tu es parti beaucoup trop vite et de fa ̧con vraiment trop subite. Tu nous manqueras à tous et particulièrement à moi et à toute la colonie des coureurs de la région de Québec, sinon du Québec.

Adieu mon ami!

Marc Corcoran

Gérard, ça va faire bientôt 6 mois que tu nous a quittés… Ça m’attriste beaucoup, comme tous les coureurs et coureuses de Québec… Ce fut un choc!

En me rendant à tes funérailles samedi dernier, j’ai réalisé le grand vide que tu as laissé, en parlant avec ta famille et tes ami(e)s. Tu occupes une grande place dans la course à pied et dans nos coeurs. Tout le monde avait un témoignage vibrant et particulièrement ton mentor et ami Richard Chouinard.

Je n’oublierai pas, Gérard, l’homme, l’enseignant, le coureur, le marathonien, le champion canadien, l’organisateur, le bénévole et l’ami.

Patrick Couture

Cher Gérard,

Ton départ subit nous a tous ébranlés. Il n’y a pas une journée qui passe sans que je pense à toi. Il y a quelque chose de surréel. Je te revois constamment courir au Parc du Bois de Coulonge, sur le chemin St-Louis, sur la boucle de 4 km, sur la piste extérieure ou dans le stade couvert. Ta montre à la main. Ta foulée courte mais tellement rapide. Je repense à toutes ces courses que nous avons faites ensemble à l’époque où nous étions universitaires. Il me semble que c’était hier. Tu es là, je te revois. Ton style, ton allure et tes performances nous ont tous marqués. Mais, au-delà de toutes ces qualités d’athlète, il y avait bien sûr ta grande générosité, ton dévouement et ta grande délicatesse envers tes collègues coureurs et les autres.

Je te remercie, cher Gérard, pour tout ce que tu as été et tout ce que tu as fait pour nous.

David Crossman

Incontestablement et selon les témoignages d’amis, de connaissances, Gérard a posé des gestes et accompli des actions pour un monde meilleur. Malheureusement, je n’ai pu côtoyer suffisamment longtemps cet homme bienveillant et inspirant qui nous a quittés trop tôt. Il manquera à tous.

Adieu Gérard et merci pour tout ce que tu nous as donné.

Christian Drouin

Cher Gérard,

Comme si la vie n’était pas déjà assez étrange en ces moments de COVID. Comme si nous étions dus pour la dose la plus intense d’injustice que nous puissions imaginer. Comme s’il allait de soi que des êtres exceptionnels disparaissent de nos vies sans que nous puissions leur dire un dernier au revoir…

En cet aujourd’hui surréel, nous sommes confrontés à l’inacceptable. Nous sommes confrontés à la perte d’une personne extraordinaire, unanimement reconnue comme un athlète accompli, un prof attentionné et un homme de passion prêt à défendre sans retenue sa cause, ses amis et quiconque serait en situation de besoin.

Il n’y a qu’à regarder les nombreux hommages publiés en sa mémoire pour comprendre à quel point Gérard Leclerc nous a marqués collectivement et personnellement. Dans toute cette incertitude que nous vivons de jour en jour, cette franche affirmation d’amour envers Gérard est la preuve incontestable de sa valeur. Cette compassion collective est aussi un témoignage de la solidarité du Club dont nous sommes tous fiers de faire partie. Dans cette immense tristesse, il y a beaucoup de beau.

Un élan de compassion tout particulier et de sincères condoléances à Richard qui perd son plus grand allié. Merci Richard pour tout ce que tu fais; merci pour les heures innombrables que tu passes avec souci et soin pour chacun d’entre nous qui te demandons aide et conseils dans notre démarche. C’est à notre tour de t’offrir support et aide dans ce moment éprouvant.

Attachons-nous à ces images, à ces beaux souvenirs et apprentissages que nous a laissés notre ami. Faisons-lui honneur par nos gestes et actions au quotidien.

Salut Gérard, tu vas toujours courir avec nous.

Paul Fournier

Je voudrais offrir mes sympathies, tout d’abord, à toute la famille de Gérard ainsi qu’à tous ses amis proches ou lointains. Gérard a toujours été discret et modeste même s’il était un athlète de haut niveau tout au long de sa carrière de coureur. Excellent organisateur, il a su laisser sa trace dans ce merveilleux milieu qu’est la course à pied au Québec.

Véronique Frève

Gérard, l’annonce de ton décès a laissé de l’incompréhension et un grand vide auprès de tes amis coureurs. Jamais je n’oublierai ta persévérance, ta gentillesse et ton dévouement. Fier compétiteur, tu resteras un bel exemple dans ma mémoire. Ce fut un réel plaisir de te connaître.

Jean (Johnny) Gauthier

Une petite anecdote!

L’hiver dernier, lors d’un entraînement, Gérard me demanda si je me rappelais d’une course que nous avions courue ensemble; je lui ai dit que cela devait faire assez longtemps.

Gérard conservait toutes les statistiques de course; il me dit que c’était en février 1996 lors du 15 km des Pichous. Je lui ai mentionné que je m’en rappelais et que nous étions jeunes et fringuants à cette période. Gérard avait 35 ans et moi 44 ans. Nous avions fait 51:06 et fini tous les deux ensemble soit 6e et 7e toutes catégories. Il me confia que ce fut son meilleur résultat à vie.

Il n’avait pas oublié cette course et il me rappela toute la course comme si c’était hier. Gérard me remercia encore pour cette course, car il avait voulu abandonner au 12e kilomètre et je lui avais dit:

– Gérard, il ne faut pas que tu abandonnes; la course est presque terminée.

Gérard me remercia encore pour cette course et de ne pas l’avoir abandonné. Aujourd’hui, ce serait lui qui me dirait;

– Johnny, ne lâche pas, la course n’est pas terminée.

Merci Gérard (Gerry) pour ce bon souvenir; nous avons eu du plaisir à courir cette course.

Martine Gervais

Cher Gérard, l’annonce de ton décès fut un choc pour nous tous. Je retiens de toi un homme plein de gentillesse qui a toujours une belle pensée pour ceux qu’il côtoie. J’ai eu l’opportunité de faire du bénévolat pour une course que tu organisais. Combien de fois m’as-tu remerciée de faire partie de ton évènement? Dans les faits, c’est à nous de te remercier car tu as donné la chance à plein de gens de venir se dépasser personnellement, parce que tu as pris le temps d’organiser de tels évènements. Tu aidais aussi financièrement par le billet de tes évènements les petits clubs d’athlétisme et de cross-country de la région, afin que, eux aussi encouragent la jeunesse à courir. Je garderai de toi le souvenir d’un homme engagé, qui a à coeur le travail bien fait. Un homme bienveillant. Ça va me manquer de ne plus pouvoir te saluer au tournant de la piste.

Au revoir, Gérard.



Marilène Gosselin
Hommage à Gérard!

Les enseignements de Gérard par la personne engagée, persévérante, disciplinée, bienveillante, intègre, pédagogue et passionnée qu’il était:

• Soyez engagé et persévérant pour atteindre vos objectifs. Croyez-y.

• Travaillez méthodiquement, progressivement et de façon disciplinée.

• Entourez-vous de personnes qui vous rejoignent dans vos valeurs et vos intérêts.

• Soyez bienveillant en soutenant moralement, financièrement ou par votre présence, ceux qui en ont besoin.

• Vis-à-vis une personne dont vous ne partagez pas la pensée, l’argumentation n’est pas nécessairement la meilleure forme pédagogique. Essayez un silence ou un regard empreint de réflexion dans votre conversation.

• De façon humble, agissez en modèle par vos actes et votre façon d’être.

• Finalement, vivez en étant intègre à vos principes, vos valeurs, vos intérêts, vos objectifs et vos passions.

Martine Lamontagne
“Il est des êtres qui nous manquent indéfiniment.”
Pour toi, Gérard…

Lorsque je penserai à toi, des beaux souvenirs me reviendront en tête: tu auras été quelqu’un, qui, par sa grande douceur, demeurera un être d’exception. Toi qui cherchais à rendre le monde meilleur, que ce soit avec tes étudiants de l’université, ou avec tes collègues de course ou avec tes ami(e)s, tu as su accomplir avec brio ta mission ici-bas et nous apporter bien du Bonheur.

Je n’ai pas eu l’occasion de te connaitre beaucoup, mais en te regardant aller, tu étais quelqu’un qui avait, en son coeur, un énorme souci de l’autre: tu savais prendre le temps de bien expliquer les consignes lors de la remise des dossards lors des compétitions à l’Université Laval et tu demeurais attentif à chacun. C’était facile et harmonieux de travailler avec toi. Ta force tranquille me manquera certainement.

Bien sûr, lors des événements de course, tu savais te dépasser et te surpasser, et je n’aurais jamais pu te suivre, ne serait-ce que quelques secondes. Par contre, j’ai eu la chance d’être jumelée avec toi lors d’un défi amical organisé par Richard au CCPUL. J’étais bien fière de faire équipe avec toi et j’avais senti que j’avais “ma place” à tes côtés. Merci, tout simplement!

Ce qui était beau chez toi, c’est que, malgré tous les talents que tu avais et la rigueur que tu gardais pour les développer, tu demeurais humble, présent et accueillant envers toutes les personnes rencontrées: chacun et chacune y avait sa place…

“Il n’y a rien de plus fort que la douceur. C’est elle qui met notre âme dans une sérénité continuelle. Elle la place au port, à l’abri des vents et des orages, et elle lui fait gouter d’ineffables délices.” Jean Chrysostome

De là-haut, prends bien soin de nous tous… Continue de courir et accompagne- nous dans nos pas sur la route de notre vie…


Claude Levesque

Je veux mettre en évidence une grande qualité de Gérard qui m’a marqué: son souci d’intégrité. Il y a quelques années, il cumulait les performances des coureurs lors de compétitions de courses à pied pré-choisies pour déterminer le meilleur coureur de la saison. Gérard devait faire des moyennes pondérées et, comme on peut s’y attendre, il obtenait des fractions de secondes. Il me demanda comment je gèrerais la situation.

Je lui répondis:

– Gérard, tu enseignes à Laval. Comment procèdes-tu aux examens? Avec 0.5 et plus, tu arrondis à l’entier supérieur; en bas de 0.5 tu arrondis à l’entier inférieur.

Gérard mentionna qu’en arrondissant, cela créerait une injustice, car il y aurait deux coureurs ex aequo pour le prix du meilleur coureur, alors que l’un était meilleur que l’autre à une fraction de seconde près. Il décida donc de ne pas arrondir. En bref, l’intégrité de Gérard allait jusqu’au millième de seconde près!

Si j’en avais la chance, j’aimerais organiser un 10 km dédié à la mémoire de Gérard. Il y aurait un groupe de A2 coureurs rapides et 314 groupes de B2 coureurs lents. (Vous avez bien compris que A2 veut dire A × A.) J’inviterais 157 groupes de B2 coureurs lents à joindre les A2 coureurs rapides pour former un carré parfait de C2 coureurs:

A2+157B2 =C2.

Puis j’inviterais tous les coureurs à se joindre ensemble pour former un carré parfait de D2 coureurs:

A2+314B2 =D2.

Tous lèveraient la main pour rendre à Gérard un hommage à la hauteur de ce qu’il mérite et pour lui demander de veiller sur nous, comme Marianne Pelchat et Martine Lamontagne le souhaitent dans leurs témoignages. Comme Gérard a toujours été à l’écoute des autres, tous ces coureurs pourront convaincre Gérard de prendre bien soin de nous…, car le nombre D2 de coureurs serait exactement égal à 50356938758080675904478428415148993121355253942510969278703974330010718396658421418332558705681.

Etienne Méthot et Lucie Boivin

Ça m’a pris quelques jours pour trouver les mots qu’il faut pour rendre hommage à Gérard.

En fait, pour Lucie et moi, c’est comme si une partie de notre cerveau ne se résignait pas à accepter la réalité en face: Gérard est décédé…

– Ben voyons don… ça s’peut pas…

Gérard était pour moi, plus qu’un ami. C’était un complice, un ami fidèle, sincère, authentique et toujours disponible. Un vrai “chum” comme on en connait peu.

Il faisait partie de la famille! Il est venu chez nous des millions de fois: à Pâques, à notre mariage, à nos soupers entre amis. Il était toujours prêt à donner un coup de main. Il est venu avec moi plusieurs fois au chalet pour faire des petits travaux et pour qu’on passe du temps ensemble. Il aimait m’écouter jouer de la guitare! Il m’envoyait des idées de chansons qu’il avait entendues et que, peut-être, j’aurais le gout de jouer…

Au-delà de la course, Gérard était passionné par son travail. Il avait à coeur la réussite de ses étudiants. Il était passionné de musique, de bons vins et de nature. Il nous racontait ses périples de vacances, ses randonnées et ses projets. Il me parlait souvent de sa belle et grande complicité des dernières années avec Richard et la gang du CCPUL.

Gérard m’a invité à la cabane à sucre familiale. Il était fier de me présenter ses frères dont il me parlait si souvent! Il nous avait invités, Lucie et moi, à y aller cette année.

Il était intègre et fiable. Il aimait le travail bien fait. Il était exigeant et minutieux. Organiser un projet avec Gérard demandait qu’on donne le meilleur de soi-même… parce qu’il ne faisait pas les choses à moitié notre Gérard national! Mais on savait que cet événement ou ce projet allait être grandiose et parfait, rien de moins!

La Galipote, l’Éveil des plaines, le Circuit régional des 10 km, le Défi du printemps, le 10 km de l’Université Laval, la présidence du Club La Foulée, et j’en passe, sont des événements que Gérard a parrainés et organisés et qui ont rassemblé des milliers de personnes, coureurs et bénévoles, autour d’une même passion: la course à pied! Ce sport qui lui a apporté des victoires, des défis, des dépassements de soi, des joies et parfois aussi des déceptions. Ce sport qui était si important pour lui et qui lui a donné des amis d’entrainement et des amis de coeur…

Encore cette semaine, quand j’ai entendu à 6h30 du matin le signal de mon téléphone pour un texto, je me suis dit:

–Ça doit être Gérard…!

pour réaliser que, non, Gérard ne me textera plus…

Difficile d’y croire…

Cher Gérard, tu vas avoir réussi à nous faire rire… et pleurer…

Nathalie Ouellet

Cet automne, je soulignerai ma septième année au sein du CCPUL. Je me rappelle cette rencontre des initiés que Richard avait animée pour nous présenter le Club. Il nous invitait à donner du temps lors de certains évènements de course. À ce moment, un déclic s’est fait dans ma tête…

C’est ainsi qu’au printemps 2014, j’ai eu la chance de rencontrer Gérard. Sérieux et concentré, il m’a alors demandé mon nom et m’a invité gentiment à la tâche essentielle, soit celle d’attacher ensemble les fameuses et essentielles quatre épingles. Sous sa direction, nous formions un peloton de bénévoles à la préparation des enveloppes destinées aux coureurs inscrits au Défi du printemps.

Wow, quelle organisation !

Du coup, je devenais une bénévole aguerrie à un point tel que Gérard m’avait même déjà dit: “Nath, on te voit plus souvent comme bénévole que comme coureuse au Club! ”

Gérard, je veux te dire de tout mon coeur MERCI : d’abord, pour ta bienveillance, tes conseils et notre amitié.

Au revoir cher Gérard!

Marianne Pelchat

Homme au grand coeur.
Passionné de course à pied.
Athlète exemplaire.
Marathonien doué.
Veille sur nous. Merci pour tout!

Guillaume Roy

Cher Gérard, j’ai été abasourdi quand j’ai appris ton départ au printemps. Quelques minutes plus tard, j’étais dehors avec mes garçons:

– Papa, ça va pas?

– Non, ça va pas… J’ai perdu un ami…

Quand je t’ai connu, c’était au cross-country avec le Rouge et Or: une gang de jeunes coureurs, et un autre différent. Différent parce que, contrairement aux autres, tu arrivais du marché du travail, tu avais un vécu! Malgré cela, tu n’as jamais hésité à venir vers moi et les autres, et depuis ce moment j’ai toujours apprécié discuter avec toi, la plupart du temps en courant. Tu avais toujours le don de m’indiquer différentes perspectives d’un sujet et ainsi de me faire pousser plus loin ma réflexion. Je ne t’ai jamais vu enseigner, mais je suppose que c’était aussi quelque chose qu’appréciaient tes éudiants.

Pour ce qui est de la course, d’autres ont décrit, bien mieux que je pourrais le faire, avec quelle détermination tu t’impliquais. Pour ma part, je me rappellerai que lorsque j’arrivais à être devant toi à l’entraînement, je savais que tu n’étais jamais bien loin derrière… et cela avec 17 ans de plus au compteur! Encore un moyen pour toi de me faire sortir le meilleur de moi-même, parce que c’était certainement l’une de tes grandes qualités!

Je ne t’oublierai pas mon ami.

Marie-Claude Tanguay

Gérard, un grand homme!

Sa présence aux entrainements, aux soupers du 3e jeudi du mois et aux diverses courses était toujours motivante et agréable. Avec son implication dans plusieurs projets, il était présent à tous nos moments marquants et se souciait des divers détails nous concernant. Avec sa mémoire phénoménale pour les stats de course, il m’en apprenait toujours un peu plus! Sa présence nous manque et manquera assurément dans le futur.

Je me compte choyée de l’avoir connu et d’avoir pu m’impliquer au sein du club avec lui.


Voici le signet qui a été distribué lors de son décès :